Le retour en grâce des marchés d’actions européens s’est confirmé en avril, poursuivant ainsi la tendance de mars et surperformant les autres zones géographiques, en dépit des échéances électorales qui se rapprochaient.

La second quinzaine du mois a été d’autant plus bénéfique aux actions européennes que les risques politiques se dissipaient et qu’inversement les « bourdes » à répétition de Donald Trump fragilisaient le marché US qui dorénavant marque le pas . Le fort rebond des marchés européens au lendemain du premier tour, et la poursuite de la tendance sur les séances suivantes, illustrent bien l’angoisse des investisseurs qui craignaient, sans vouloir y croire, la victoire des partis populistes, europhobes, qui aurait impliqué un Frexit dévastateur pour l’Europe et le reste du monde.
Mais tout est bien qui finit bien. La quasi certitude de voir E Macron vainqueur de l’élection présidentielle assurait la survie, voir la renaissance de la zone euro. Aussi, même si les flux internationaux ne se sont pas encore portés massivement sur les marchés européens durant la seconde quinzaine d’avril, les positions de couverture qui avaient été mises en place ont été rapidement débouclées, ce qui a suffi à provoquer ce rallye de fin de mois, alors même que la décote relative des indices européens comparés aux autres places financières « sautaient aux yeux ».
Il est vrai, qu’en plus de la disparition du risque politique, les marchés sont soutenus par l’incroyable saison de publications des résultats pour le premier trimestre, et qui confirme que la croissance macro encourageante actuelle a des effets bénéfiques immédiatement répercutés sur les entreprises et leurs perspectives futures.

Le mois d’avril a également été un bon mois pour les autres classes d’actifs, avec la poursuite de la hausse pour le crédit et le High yield, le net rebond des subordonnées financiers et le rétrécissement des spreads de taux entre émetteurs core et périphériques. La seule déception vient des positions sur les indexées inflation qui ont souffert des publications récentes de chiffres d’inflation décevants. S’ils permettent aux banques centrales de conserver une attitude toujours accommodante et donc de maintenir les courbes de taux stables, ils pénalisent les gestions qui avaient dans un beau consensus choisi de jouer cette thématique inflation. Enfin, le repli marqué des matières premières et énergétiques au cours du mois ont été de nature à relativiser la progression homogène de la croissance mondiale.

Le mandat performance réalise un beau mois avec une performance mensuelle brute de +1.20%, légèrement supérieure à celle de son indice de référence à +1.04%. La diminution des expositions aux actifs risqués à titre préventif avant le premier tour n’a donc pas été pénalisante pour le mandat . Dès le lundi matin post premier tour, nous avons renforcé les actions européennes pour retrouver un niveau de delta actions de 66% . Achat de 3% de tracker banques européennes et 3% de tracker représentatif du marché des mid Cap françaises
En fin de mois, nous avons renforcé le compartiment obligataire avec l’achat de 2% de dettes émergentes (la française obligations emergentes).
Au 30 avril, le mandat performances est ainsi investi à 66% en actions ( essentiellement européennes, et avec une diversification géographique conservée sur les actions émergentes et le marché japonais) et 26% en fonds obligataires, principalement exposés au risque HY multi zones. La part de taux d’état est toujours faible, répartie entre taux d’état de la zone euro ( 3%) et indexées inflation (5%)
Le niveau de volatilité ex post du mandat de 7.52% sur un an a baissé avec la baisse importante de la volatilité sur toutes les classes d’actifs. Il n’est donc pas forcément représentatif du risque du mandat en cas de stress.
Afin d’équilibrer le risque du portefeuille et pour protéger la performance acquise, nous allons conserver nos positons sur les actions mais alléger la part d’obligations « high béta » ; De même , nous allons corriger la nette sous sensibilité aux taux d’Etat du mandat, alors que ceux-ci pèsent pour 30% dans l’indice de comparaison.

Depuis le début de l’année, la performance du mandat au 30 avril s’élève à +5.03%, contre +4.3% pour l’indice.