Après le trou d’air de la première moitié de l’année, la croissance française devrait retrouver sa vitesse de croisière au deuxième semestre et croître à nouveau au même rythme que l’ensemble de la zone euro. L’INSEE prévoit une progression du PIB de 0,5% au troisième trimestre, puis de 0,4 % sur le suivant, soit un rythme deux fois plus élevé que durant les deux premiers trimestres. En 2018, la croissance atteindrait 1,6 %.

Après un deuxième trimestre 2018 exceptionnel, le marché de l’investissement immobilier en France s’est assagi et est revenu à un niveau d’activité plus classique avec 5,6 milliards d’euros engagés au troisième trimestre.

En 2018, l’investissement européen en immobilier d’entreprise a de nouveau progressé, illustrant la confiance des investisseurs en un environnement économique porteur et des marchés utilisateurs bien orientés. Au premier semestre 2018, 115,4 milliards d’euros ont été échangés, soit une hausse de 2 %, sur un an. Cette confiance a favorisé le secteur des bureaux (+9 %).

Sur le marché locatif français, avec 1,9 million de m² placés depuis le début de l’année, le marché francilien a profité d’une tendance globalement porteuse pour afficher une hausse de 6 % sur un an. Le taux de vacance régional poursuit sa trajectoire baissière pour s’établir à 5,1 % fin septembre 2018. Tous les marchés expérimentent un reflux de la vacance mais dans des proportions très variées. Poussé par les bons résultats de la demande placée, Paris Intramuros confirme sa pénurie avec une vacance à 2,2 % et notamment le QCA (Quartier Central des Affaires) qui affiche un taux de vacance à 1,8 %.

Dans nos deux pays-cibles en particulier, la France et l’Allemagne, les marchés sont de mieux en mieux orientés. Comme nous l’avions anticipé, les loyers progressent toujours Outre-Rhin. En France, le frémissement des valeurs locatives, sensibles depuis quelques mois, semble se confirmer. Après une longue phase de déflation, les indicateurs avancés, indexation et taux de remplissage, s’affichent à la hausse.

Les SCPI enregistrent sur les six premiers mois de l’année une collecte nette proche de 2,4 Mds€. Si ce volume est en repli de 37 % par rapport au premier semestre 2017, il reste nettement au-dessus du volume de collecte semestrielle moyen des dix dernières années (1,6 Md€, selon l’ASPIM).

La collecte des SCPI revient donc à un niveau raisonnable, comparable à celui du premier semestre 2016.

Ce retour à la normale a permis à La Française d’assurer le déploiement des investissements dans les meilleures conditions possibles, sans pénaliser la performance de ses SCPI.

Au troisième trimestre 2018, les efforts d’amélioration du remplissage des immeubles ont porté leur fruit avec une hausse sur les 12 derniers mois de plus de 2 % des taux d’occupation physique de l’ensemble du patrimoine des SCPI gérées ; notamment grâce à l’intensification de notre plan d’arbitrage.

Le contexte économique et l’amélioration des indicateurs avancés du marché immobilier laissent augurer une perspective positive pour l’année 2019 avec, à la clé, une amélioration des taux d’occupation financiers des SCPI.

Rédigé le 30 septembre 2018