Après un printemps pluvieux, saupoudré de grèves, l’été s’est installé et une deuxième très belle étoile a fleuri sur le maillot de l’équipe de France de football. Nul doute que le léger ralentissement de l’économie française et la baisse du climat des affaires vont être chassés par cette brise estivale et que le moral des français va remonter.

Marc-Bertrand

À l’image de cette ambiance optimiste, les marchés immobiliers français connaissent une dynamique surprenante.
Les investissements en immobilier d’entreprise ont bondi de 30 % en un an. C’est le meilleur semestre depuis quatre ans.

Sur le plan locatif, la demande placée poursuit sa hausse au 2e trimestre 2018. Avec 644 100 m², elle s’accroît de 28 % par rapport au 2e trimestre 2017.

Les loyers moyens poursuivent leur hausse aussi bien sur le neuf (+2,4 % à 383 €/m²/an) que sur le seconde main (+3 % à 369 €/m²). Les loyers prime affichent une hausse plus forte de 6,6 %, avec 810 €/m² (et un maximum stable à 840 €/m²).
Les mesures d’accompagnement ont fléchi et passent sous le seuil des 21 % en Île-de-France, avec un point bas autour de 10 % dans Paris Nord-Est.

Après une année exceptionnelle en 2017, le marché locatif bureau en Europe a poursuivi sa bonne dynamique au 1er trimestre 2018 et atterrit à 22 % au-dessus de sa moyenne décennale.

En Allemagne, la demande dans les principales villes se voit contrainte par un manque d’offres quand les villes secondaires bénéficient de la bonne santé de l’économie. Ce pays demeure cependant une cible d’investissement privilégiée pour nos SCPI où les marchés affichent de nouvelles augmentations de loyers. À Londres, la demande placée sur le marché locatif est en hausse de 46 % sur un an, démontrant la solidité de la demande dans cette ville-monde où les secteurs des nouvelles technologies et des services ont pris le relais de l’industrie financière, plus impactée par les incertitudes liées au Brexit. La vigueur de l’économie irlandaise, quant à elle, a porté au 1er trimestre 2018, la hausse de la demande placée de Dublin à +55 % sur un an.

Côté SCPI, après une collecte exceptionnelle au premier semestre 2017, le retour à des niveaux de collecte similaires à ceux observés au premier semestre 2016 se confirme. Cette tendance représente un retour à la normale qui va nous permettre de préserver des rendements attractifs en étant très sélectifs sur les acquisitions. Par ailleurs, nous continuerons à poursuivre nos efforts sur le remplissage des immeubles et notre politique d’arbitrage. Efforts qui se traduisent d’ores et déjà par une nette amélioration des taux d’occupation de nos SCPI.

Rédigé le 30 juin 2018