Le regain d’optimisme constaté lors des élections présidentielles s’est confirmé cet été. Le niveau élevé de l’indice du climat des affaires au début du 3e trimestre a dépassé les précédents pics de 2011 et de 2007 pour l’industrie et le PIB a progressé de 0,5 % au 2e trimestre. Ces éléments se traduisent, selon l’INSEE, par un taux de croissance possible de 1,8 % en 2017, supérieur aux prévisions antérieures.

L’attribution de l’organisation des Jeux Olympiques à Paris vient renforcer ce regain de confiance de l’économie française et augure une accélération du développement des infrastructures du Grand Paris face à cette nouvelle échéance.

Les investisseurs immobiliers qui, professionnels ou non, participent par leur action au financement de l’économie ont longtemps attendu cette embellie. À cet égard, la décision du nouveau gouvernement de réduire l’assiette de l’ISF est un facteur supplémentaire et favorable au développement des investissements des entreprises, même s’il est regrettable que le secteur immobilier n’ait pas été reconnu comme un contributeur significatif à la croissance de l’économie. Sur le marché immobilier français, alors que les liquidités disponibles affluent, la baisse des volumes d’investissements en immobilier non résidentiel s’explique par le manque d’offres adaptées. Le marché locatif est en phase de redémarrage lent, le niveau des loyers moyens obtenu lors de la conclusion de nouveaux baux se redresse dans le Quartier d’Affaires de Paris, dans la Boucle Sud et les grandes métropoles régionales. Les mesures d’accompagnement, quant à elles, sont encore à des niveaux très élevés.

Au niveau européen, les élections allemandes n’ont pas bousculé les marchés qui sont toujours très bien orientés. Un cycle de revalorisation des valeurs locatives s’est enclenché, soutenu par une croissance solide. Les autres zones géographiques sont plus contrastées. Le Benelux se comporte bien dans le sillage de son voisin Outre-Rhin. Au Royaume-Uni, les effets du Brexit commencent à se faire ressentir et le scénario d’indépendance de la Catalogne fait craindre des effets à long terme sur le marché espagnol.

Côté SCPI, le niveau de collecte a atteint une ampleur inédite avec 3,8 Mds d’euros au cours du 1er semestre (+56 %, vs 2,44 Mds euros sur la même période de 2016). Le volume total pour l’ensemble de l’année est estimé par l’ASPIM-IEIF entre 8,5 et 8,7 Mds d’euros soit encore une très forte progression par rapport à 2016 (5,56 Mds d’euros). Dans ce contexte d’accélération, la Française est restée volontairement prudente pour sa collecte de capitaux au premier semestre et a porté son effort sur les investissements. Avec 1,5 Md d’euros d’acquisitions de qualité engagées, c’est désormais la poursuite de la collecte de capitaux qui peut être développée au second semestre sans pénaliser la performance des SCPI concernées.

Dans cette conjoncture globalement positive, la Française est et restera très sélective dans sa stratégie d’investissement : une attitude et une vision à long terme sont plus que jamais nécessaires pour mieux appréhender les changements structurels et profonds de notre société.

Rédigé le 30 septembre 2017